Samedi 11 octobre 2008
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Bonjour fidèles admirateurs passionnés, admiratrices déchaînées et autres fanatiques de la vie romantique amoureuse fougueuse et
probabiliste...
Il y a fort longtemps que je n'avais publié de billet à vos attentions, la raison en est un merveilleux voyage extraspectif dont la
narration prochaine ouvrira, à mon humble pensée, des opercules nouvelles dans nos cognitions tourmentées...
Trêve de babillages et je vous promets donc, fidèles lecteurs et lectrices le récit de mon aventure estivale...
Pour l'heure, à mon retour, j'ai ouvert mon mèl et j'ai eu le plaisir de trouver un message dont la teneur en émotions pures a rendu sa
consommation tout à fait plaisante voire intéressante...
N'ayant pas encore demandé d'autorisation à l'auteur quant aux droits de reproduction sur ce "blog" de son message, je me permets malgré tout d'en décrire le contenu alléché
:
- Après une introduction tout à fait bienvenue, se trouve un poème d'une lisibilité plus qu'acceptable dont la portée émotive a bouleversé mon
petit coeur d'adolescent post-pubère. Il s'agit d'une déclaration d'amour... tendre mais dont l'auteur nous souligne qu'elle est pour l'instant à sens unique car l'être aimé n'est à priori pas au
courant de l'existence même du premier intervenant. Cette douleur de l'ignorance est portée avec rage par l'auteur qui tente de faire signe à l'être aimé, de lui signifier son amour... mais en
vain... Il est visiblement prêt à donner sa vie pour elle plutôt que rester seul...sans elle à ses côtés...
Bouleversant donc...
- Mais le coeur du sujet qui nous intéresse réside en cette partie finale du message, que je me permets de recopier :
"J'ai écrit ces quelques verres pour une copine à moi qui est dans ma classe mais qui ne veut pas même me regarder. Je l'aime mais je
n'ose pas lui parler. Je lui ai écrit des poèmes à la pelle, mais je n'ai jamais eu la force de les lui envoyer ni meme de les lui donner... Pourquoi donc ne les a-t-elle pas lus
???!!!
Je me permets de t'appeler à l'aide cher Romain.
A très bientôt j'espère"
Outre le sous-entendu alcoolique du premier groupe nominal, on sent bien la détresse de notre ami...
Et que faire face à un être en détresse ?
La première possibilité est d'exploiter cette détresse susnommée et tenter de faire de celui qui appelle au secours un disciple soumis ;
procédé que j'avais mis en application avec Lemuar38 avec les conséquences décrites dans différents messages précédents...
Une seconde possibilité est de l'aider sincèrement, de lui apporter conseils et recommandations dans le but tout à fait sain de
l'orienter dans une voie bonne et juste qui lui permettra ensuite d'évoluer seul dans le respect des valerus humaines, conjugué à un épanouissement personnel nécessaire et viable.
Je choisirai une voie intermédiaire. Voici ma réponse à son égarement
:
" Cher ami,
Je te recommande de prime bâbords et tribords une lecture assidue de mon blog dans lequel tu trouveras moultes conseils judicieux quant
aux stratégies d'approche, d'acquisition et de maintenance d'une cible convoitée. Cette recommandation est universelle et s'applique à toutes celles et à tous ceux qui désire évoluer dans le
noble chemin du romantisme probabiliste.
Soit...
Afin de poursuivre une analyse plus "poussée", je tiens à te faire remarquer l'avantage tactique dont tu disposes :
Elle ne te regarde pas ! Elle ne sait peut-être pas que tu existes !! C'est ce contre-champ qui te permettra de l'étudier plus précisément et
d'élaborer une attaque de qualité...
Ne lui parle pas, ne lui écris plus... Reste caché, et observe...
Puis reviens vers moi et rapport...
Je m'égare...
Quant à ta question sur le fait qu'elle n'est pas lue ton poème à son égard, c'est une faute de goût de sa part. Cela fait parti de ses
faiblesses féminines de ne pas ressentir les choses, de ne pas les anticiper mais de selaisser porter par les tourments incessants de la vie, d'attendre de notre part des attaques dont
elles ont déjà érigées les défenses... Un des concepts du romantisme probabiliste réside dans le contournement de ses défenses pour mettre à nu la victime tout en la portant aux nues également,
car elle est notre unique objectif...
Si elle avait été un tant soit peu subtile, elle aurait dû comprendre ton attrait pour elle... Il n'en a rien été alors
profites-en...
Leurs faiblesses sont nos forces !
Mon cher ami, je te souhaite force et courage dans ton entreprise...
Je me permets en toute humilité de te demander l'autorisation de publication du message que tu m'as envoyé, dont le poème qui m'a encore
touché d'un point de vue cardiaque à sa relecture...
Tiens moi au courant de l'évolution de ta traque...
Romain Love"
Voila ma réponse à notre nouveau compagnon de fortunes,
Au plaisir de vous réécrire et au votre de me lire,
Romain Love, aspirant pisteur
COMPLEMENT D'EDITION :
Suite à l'accord que m'a accordé Hubert, car il s'appelle ainsi malheureusement, voici
donc le message original :
"bonjour Romain,
Je m'appelle Hubert et j'ai approximativement 16 ans... enfin, j'ai plutôt 4 ans... Car je suis né un 29 février, ce qui fait que je n'ai une année supplémentaire que tous les 4 ans, lors d'une
année bissexuelle.
Je prends ma plume-clavier parce que j'ai été fortement touché par les mots que tu as daigné nous offrir à nos yeux émerveillés et avides de prose dans un français irréprochablement bien écrit et
bien tourné (du moins les jours où ce français ne fait pas la gueule). Je t'admire pour nous ouvrir ton coeur, ta mémoire, ton talent et tes réflexions. J'ai goûté avec un plaisir extrême les
quelques verres que tu as composés. J'écris moi aussi et je rougis à l'idée de te dévoiler ma modeste poésie.
SOLITUDE
Las de voir les jours s'écouler
devant l'entrelacs de mes amours
Hélas! Qu'adviendra-t-il du mot "aimer"
quand mon coeur éperdu ne jouera plus du tambour ?
Je t'aime, ô toi qui ne m'a jamais vu,
Je t'aime et ne vis que pour toi.
Tu ne m'a jamais vu
car tu ne me vois pas...
Tourne sur moi ton regard
Et daigne m'offrir un instant glorieux (il faut le lire glo-ri-eux)
Et si tu ne me passes dessus je m'en irais à la gare
Car le train fera mieux !
Je t'aime à en crever, mon amour
Je te donnerais ma vie
Car il vaut mieux passer son tour
Que de rester dans la solitude infinie...
J'ai écrit ces quelques verres pour une copine à moi qui est dans ma classe mais qui ne veut pas même me regarder. Je l'aime mais je n'ose pas lui parler. Je lui ai écrit des poèmes à la pelle,
mais je n'ai jamais eu la force de les lui envoyer ni meme de les lui donner... Pourquoi donc ne les a-t-elle pas lus ???!!!
Je me permets de t'appeler à l'aide cher Romain.
A très bientôt j'espère
ton humble Hubert"
Par Romain Love
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Publié dans : Conseils
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