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Bonjour à vous tous, à vous toutes, à vous…
En introduction du message du billet d’aujourd’hui, je souhaite tout d’abord vous remercier pour vos soutiens quotidiens… Chaque jour qui défile me fait saisir à feu vif l’importance que vous avez dans mon cœur… Chaque minute est une prise de conscience supplémentaire… Chaque seconde est une progression…
Suite à ces remerciements, je vais d’un pas décidé entrer dans le vif du sujet…
Notre ami de toujours et fidèle, Lemuar38 a adressé à mon empour une petite lettre dont je retranscris ici dans la plus stricte exactitude le contenu… Je vous en laisse lecteurs…
« Cher Romain Love
C’est moi, Lemuar38 ! Je t’écris d'une contrée lointaine où je refais ma vie suite aux tragiques évènements qui… Enfin je sais que le docteur m’a dit de ne plus avoir de contacts avec toi, mais j’ai tellement besoin de ton avis éclairé et lumineux… A l’heure qu’il est, je suis un peu… déçu et la responsable en est une jeune fille.
C'est dans cette nouvelle terre promise à mon épanouissement que je l'ai rencontré… Je l'avais aperçue une première fois dans un pub, alors que j'allais voir une rencontre de balle au pied. Et bis repetita, je l'ai revue dans le même pub quelque temps plus tard. Je lui ai donc proposé en tout bien déshonneur, d'aller boire un verre, seuls, tous les deux… Ce qu’elle a accepté ! Mais pendant la soirée, diverses amies à elle sont arrivées reportant à plus tard mon approche bilatérale…
Encore plus tard dans la semaine, suite à une rencontre dans un magasin de musique, et alors qu'elle venait subtilement mais frontalement de me proposer d'aller boire un verre, une de ses amies l'appelle et lui demande "Tu peux venir m'aider à faire ma couleur de cheveux ?" (Une ruse de sioux ou d’indien)
Toutes ces fois, je sentais qu'elle esquivait un sujet bien connu des 4xA (Attaquants Amoureux A l’Aveugle) : le fait qu’elle ait déjà un copain ou non… Elle n’en parlait pas mais le faisait sentir… Elle tentait vainement de dissimuler son envie de…
Enfin bref, passons à hier soir, où nous nous sommes encore retrouvés… Pour parler franc, direct mais courtois, on n’aurait pas été tous, (moi, elle et nos amis respectifs) à la même table, je l'aurais emballée et pesée. Nous nous parlions tous les deux, nous étions proches, nous avons passé la soirée ensemble… Peu à peu, des réminiscences de tes écrits s’immisçaient sinueusement dans mon esprit fragile… Des notions de techniques d’attaques romantiques prenaient lentement le dessus sur la cohérence aimable de notre discussion… Je la dévisageais, je me mis à étudier l’environnement, les variables,… J’étais tout simplement invincible… A la fin de la soirée, tout était en place et les mailles de ma toile d’araignée allaient lentement se resserrer sur ma proie toute à moi consacrée… Mais juste avant le moment crucial, celui où l’inexorable mécanique s’enclenche, j’eus la confirmation par un ami qu’elle était bien déjà en relation avec un autre homme… La déstabilisation qui en résultat fût grande et mon désarroi immense…
Le lendemain, j'ai reçu un « texto » de sa part qui mit un terme à mes derniers espoirs… Son contenu était explicite et rendait compte de l’impossibilité de notre relation… Je pense qu’elle a du se faire « souffler dans les bronches par ses copines »… Ou alors s’est elle ressaisie tout après coup ? Je ne sais…
A savoir aussi qu’hier, une de ses amies rapportait à un des miens, déjà présent lors de la soirée, que ma promise lui avait jurée avoir été corporellement explicite quant à sa non-disponibilité…
Mais pourtant… Elle ne m’a jamais dit "mon copain..."… Je m’en serais souvenu… Jamais elle n’a abordé ce sujet avec moi !!!
Enfin bref… Je dois me calmer…
Samedi, je suis retourné au pub et elle n’était pas la. Affublé de deux de mes comparses, et deux de ses amies à elle, j'ai baratiné une belle Espagnole à qui j’ai communiqué mon numéro de téléphone à la vue de tous et toutes, dont les deux jeunes filles… Je crois que je n’aurais jamais du faire ça...... Mais je me devais d’envoyer un signal fort d’indépendance amoureuse par quelque biais que ce soit (dans le cas présent, j’ai choisi le biais indirect : j’espérais que les deux amies iraient raconter cela à mon « ex-cible »).
Pour en revenir à l’action en elle-même, la Péninsulaire était au sein d’un groupe de ses amitiés, dont un qui semblait clairement intéressé par ses atours... Ma prestation auprès de la belle lui a apparemment déplu et cela transparaissait sur son visage de manière assez vive mais rigolote… La vengeance est un plat qui s’apprécie froid et dont on se délecte avec amusement…
Voilà mon dire… Si cela t’inspire conseils ou réflexions, je suis preneur… Je me sens tellement seul sans toi et mes autres « amis » ne sont que façade bien terne dans mon esprit chaotique… J’ai tellement besoin de toi… Aide-moi… Je t’en supplie à genoux devant mon ordinateur et sache que j’ai même adopté cette position pour l’écriture de ce petit message… Je suis ton plus fervent supporter…
Avec mes amitiés…
Lemuar38 »
Ton message m’a touché Lemuar38 et bien que ces messieurs de la police m’aient formellement interdit d’entrer en contact avec toi ni même de t’adresser un quelconque signe de vie suite aux tragiques évènements qui…
Passons !
Ton message m’a donc touché… Ce qui est déjà en soi un exploit ! Applaudissons ce-dernier comme il se doit et accordons-lui l’attention qu’il mérite !
Ta correspondance soulève de nombreuses questions… Que doit-faire un romantique si sa cible est déjà prise ? Quid de l’attaque dite de précision (c’est-à-dire de l’atteinte d’un objectif féminin précis dans une foule de jeunes filles moins intéressantes, en général ses « amies », dont elle vante en général les « aventures » qui sont bien souvent d’un inintérêt profond et navrant tant ces histoires sont fades, déplorables et surtout dont la chute d’une prévisibilité à en faire pâlir d’horreur le plus minable des scénaristes de quelque art que ce soit dont la seule source d’inspiration serait la poignée de porte de sa chambre où il passerait ses journées vautré à lire des magazines relatant l’évolution économique de l’emballage industriel…) ? Comment mener à bien une vengeance bien méritée (ton cas en est un exemple flagrant) ? Le romantisme est-il universel ou universalisant ?
Je vous propose aujourd’hui de revenir sur l’étymologie même du mot romantique… Les questions susnommées auront, j’espère, introduit en vous un début de réflexion car je me dois d’être un catalyseur de réflexion et non un prêcheur convaincu… (A savoir que la meilleure façon de convaincre quelqu’un est qu’il s’en persuade seul suite à une réflexion qu’il croit être la sienne… Il existe des mouvements romantiques qui utilisent exclusivement cette technique pour convaincre leurs proies !)
L’étymologie à une importance immense dans l’essence même d’un mot… Sans entrer dans de la philosophie de rez-de-chaussée, il est à savoir qu’un mot n’est qu’une perception de l’esprit… N’ayant ni l’envie ni la volonté de développer plus, j’ouvre mon dictionnaire étymologique qui m’a été offert par mon professeur de latin suite à un sévère entretien qu’il eut il y a quelques années avec ma très chère mère adorée dont les mérites ne sont plus à vanter mais à consacrer…
Les premiers utilisateurs du mot romantique sont nos voisins anglais en 1650, avec le mot « romantic » (provenant lui-même des mots romanticus (latin moderne XVe s.) et romanz (Anc. Français XIIe s.).
Pour situer cela dans l’Histoire, ce n’est qu’en 1726 que C-H Armant (dont la biographie est relatée dans l’article « Quand on a que le coeur et ses souffrances » en date du 21/01/08) créa le Romantisme amoureux… Cette date est importante comme je vais le démontrer par la suite…
Une conclusion hâtive nous autoriserait à penser que ce sont nos ennemis vitaux par delà la Manche qui seraient les réels initiateurs du romantisme… En réalité, ce n’est pas faux (un raisonnement précipité est parfois le meilleur…), mais il ne faut pas oublier un autre instigateur du romantisme, l’ennemi séculaire Teuton (cette expression, excellente, et que je dois à un ami tout aussi excellent au surnom évocateur de « Moumoute », vous initiera à la définition nécessaire du mot séculaire voire pour les plus jeunes d’entre vous, à celle du mot Teuton).
Ces deux peuples ont donc une part importante dans l’origine du mot « romantisme » et ce dès la fin du XVIIe s.… Les deux grands ennemis de la France… Il fallait donc que notre merveilleux pays aux mille vins et fromages réagisse… Alors que le romantisme s’emparait doucement des Arts (Littérature, Peinture…) dans ces deux pays, la France, sentant que l’avance prise ne serait pas rattrapable, décida d’initier une nouvelle déclinaison : le romantisme amoureux. Elle encouragea des comportements plus égo-individualistes. On parla alors des Pré-romantiques. Le plus célèbre et talentueux d’entre eux fût certainement Anatole Bisk-Rage…
Pour planter le décor de manière succincte, les relations amoureuses dîtes naturalistes, donc d’avant le romantisme pour parler populaire, utilisaient ce mode de pensée :
« Une relation amoureuse compte 2 parties égales sauf au niveau du sexe.
L’intervenant « A », de sexe masculin, et l’intervenant « F », de sexe féminin, ont des besoins, des droits et des devoirs spécifiques à leurs diverses conditions (mentales, sociales, professionnelles,…).
Un intervenant qui a la volonté de commencer une relation avec un autre intervenant doit tenir compte des paramètres susnommés et doit les lui exposer de manière raisonnable, raisonné et pragmatique
Si ces arguments conviennent à l’intéressé(e) alors la relation est dite « envisageable ».
Si ces arguments conviennent aux tuteurs légaux alors la relation est dite « possible ».
Toutefois, le fait que la relation soit « envisageable » n’est qu’un argument de confort et seul l’aspect « possible » de la relation lui garantira de solides fondations.
A savoir qu’une relation peut être directement commencée si elle est « possible » sans être pour autant « envisageable ». La réciproque n’est pas vraie.
»
Avant le romantisme amoureux donc, les techniques d’approche et les choix de cibles étaient très limitées. Les mariages arrangés étaient légions et seuls quelques insoumis osaient braver le flambeau incandescent des amours apprêtés. Anatole Bisk-Rage était de ceux là… Ces dates de naissance et de décès sont inconnues (si tant est qu’il soit bien mort…) mais on situe son œuvre à la fin du XIIe s. Marié par ses parents à l’âge de deux ans avec une fille dont il détestait la non-féminité affichée et assumée, il fugua à l’âge de 3 ans, sciant astucieusement les barreaux de son parc en bois. Il prit le chemin de la rue, de l’opium et de la violence, mais fût bien rapidement rattrapé par ses parents quelques minutes plus tard. L’incident était clos. Malgré cela, l’esprit rebelle du jeune enfant attira l’attention car celui-ci était en même temps doué d’une intelligence prodigieuse…
A 6 ans il savait lire, compter, calculer. Il était musicien (il jouait du triangle de 2 côtés), poète, penseur… Il avait lu toutes les œuvres majeures de son époque et en expliquait la teneur et leurs améliorations possibles dans diverses conférences qu’il tenait sans son école… A 12 ans, il obtenait le premier doctorat d’une longue série qui le menèrent à l’âge de 15 ans à la présidence de son université… Mais son amour non-désiré le suivait de partout… En pleine crise d’adolescence (elle refusait d’aller au lavoir avec sa mère), elle exigeait d’Anatole une présence et une attention de tous les instants… Alors celui-ci, homme aux pays du camembert et des vins, se mit à en boire, pour oublier… Le début de la déchéance…
Ce n’est qu’à 75 ans, suite au décès de sa femme par mort naturelle, qu’il ressortit la tête de l’eau (ou de l’alcool dans ce cas précis)… Seul, au chômage et à la rue mais à la tête d’une immense fortune accumulée à grands coups d’héritages, il se mit à nourrir les rameaux d’un nouveau paradigme… Et si l’Homme pouvait choisir son partenaire amoureux seul ? En pensant à lui-même ? À son bien être propre ?
Ces pensées l’effrayèrent mais des années d’alcool avaient achevé le peu de valeurs morales qu’il possédait… Il écrivit ainsi un livre, au nom explicite de Sortir du bosquet. De par l’action gouvernementale de l’époque qui résultait d’une volonté d’avancer sur un autre chemin dans le romantisme que les ennemis naturels de la France, l’acceptation sociale d’un comportement plus égocentré permit à son ouvrage de bénéficier d’une diffusion publique…
C’est ce livre-là qui inspira quelques années plus tard, entre autres, Charles-Hubert Armant, dont j’ai relaté la biographie en deux parties quelques articles plus tôt…
En résumé, c’est bien la France éternelle qui a initiée le romantisme amoureux, mue par cette esprit vengeur et fier qu’elle entretient avec ses ennemis étrangers…
Voilà Lemuar38, j’espère, quelques réponses à tes interrogations que tu dis légitimes (ou bien c’est moi qui le dit, je ne sais plus…). Je ne saurais que te conseiller de te laisser submerger par toutes les nouvelles sensations que peut t’offrir une vie nouvelle dans un pays nouveau…
Ainsi je conclurais le billet d’aujourd’hui par une citation attribuée à Joost Van Den Vondel : « Où la victoire est impossible il est vain de combattre ».
Bonne soirée à Tous,
Romain Love, Liberacteur attitré
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