Partager l'article ! Asservi auditif et laudatif addictif: Bonjour… A vous tous, lecteurs fidèles et insou ...
Bonjour…
A vous tous, lecteurs fidèles et insoumis qui refusez le diktat imprécis de nos amours précaires !
Et à vous aussi lectrices ! Que j'aime plus que toutes les autres et qui apportez à mon être en perpétuel changement, calme et volupté...
J’ai récemment vécu une expérience tout à fait exceptionnelle, dont je me dois de vous narrer en plusieurs étapes son incongru commencement et son aboutissement des plus sincères.
Au sortir de ma douche dominicale, drapé d’une serviette rose framboise, j’avançais dans mon salon le pas sûr et le coeur
vaillant...
Ma mère étant absente pour cause d’accident de voiture (le miroir du rétroviseur droit éraflé et l’habitacle défoncé alors qu’elle était au volant mais je n’en sais guère plus car l'évènement remonte déjà à plus d'une semaine…) ; ma mère absente donc, je m’allongeais de tout mon long sur le magnifique canapé en cuir de velours acquis au prix de luttes incessantes entre moi et ma mère...
C’est alors que le téléphone retentit, comme sa fonction l’y contraint, et dans un sursaut primaire, je bondis en direction du combiné dont les tressautements soulignaient l’urgence de cet appel, dont j'ignorais encore la nature insoumise… D'une main élancée, je saisis l’appareil, et en un mouvement, le mit à mon oreille…
Et là... J’entendis une voix d’une clarté sans commune égale sur cette grosse boule ronde que l’on surnomme la Terre…
Une voix qui, malgré l’ancienneté du téléphone, sublimait toutes les beautés de ce monde pour les réunir en une seule et unique modulation...
Une voix de quelque princesse, dont j’aurais fait sans hésiter ma dulcinée et pour qui je serais devenu chevalier errant, et dont la grâce et la beauté sans commune égale sur cette grosse boule ronde que l’on surnomme la Terre.., m’aurait guidé dans l’obscurité de ce monde perverti par l’argent, le vice et la cruauté…
Une voix qui aspirait mon tympan délicatement et le reposait en son antre tel le clafoutis préparé avec amour que l’on dispose au gré de sa chère et tendre dans des moments intenses…
Une voix liée à mon âme déliée de toutes voies…
Une voix…
« Quand brise l’automne sur un nuage hagard,
Notre voyage s’embrume enivré de vils égards.
C’est alors que tu t’amorphose, douce et attentive,
Quand d’autres plus lasses auraient été tardives.
Ainsi tes gestes, ton être, ton art et ta voix
Déclinent d’un même élan tes milles émois.
Je brise le silence par des pensées plus claires
Et ose te parler sans craintes d’être ouvert… »
Les paroles du Poète s’emparèrent alors de mon cœur et dans un débordement imaginatif, je perdais soudain pied dans ses mots et leur parfait enchaînement…
Le fond n’existait plus tellement la forme prenait le dessus de par sa cohérence et son harmonie…
« Romain ?» dit alors la voix, plus grave... Je me ressaisis et décidait d’accorder au sens ce que l’enveloppe avait réquisitionné …
« Romain ?? Tu m’entends ?? », répéta la voix, « C’est Maman ! Il faudrait que tu viennes me chercher. Et puis depuis l’accident tu n’es toujours pas ven…»
Je restais sans voix et raccrochais, stupéfait.
Ma mère ? Impossible ! Même si elle est une déesse d’un ordre premier, la voix débutant la conversation ne pouvait être la sienne !
Je rappelais l’hôpital… Mais je me rendis rapidement compte que je ne savais pas dans lequel elle se situait.
Je fûs alors contraint de passer en revue tous les centres hospitaliers environnants dans l’idée de recontacter ma mère, elle qui m’avait furieusement raccroché au nez…
Je la retrouvais quelques minutes plus tard…
« Maman ? C’est votre fils unique et adoré Romain… Je voulais savoir s’il s’agissait bien de vous qui me parliez au début de notre précédente discussion ? »
« Non non… Il s’agissait d’une jeune infirmière qui officie dans mon secteur mais j’aurais besoin… »
Je restais sans voix et raccrochais, stupéfait.
Il existait bien une jeune fille dont la hiérarchie dans la divinité était suprême et qui commandait de par sa perfection aux autres déesses et dieux…
Je décidais qu’il était temps pour moi, d’aller voir ma mère pour lui porter réconfort et amour… Choses que seul un fils peut procurer à son
ascendance...
La suite en fin de semaine…
Bonne soirée
Romain Love, galant gardien
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