Avertissement

Bonjour à tous, à toutes...
Le sens de publication de ce blog est anti-chronologique, je vous conseille vivement de repartir du début de cette aventure... C'est-à-dire, la dernière page de ce merveilleux blog où se mélange passion, finesse et romantisme...
Je vous remercie d'avance pour votre attention, et vous souhaite la bonne journée...
Romain Love, attracteur lunatique


Vendredi 25 avril 2008

Mes plus évidentes salutations à mon lectorat, fidèle et assidu, dont j’arbore en mon âme l’étendard de la vertu… Quoique…


Illustratif de mon doute sera l’exemple suivant… Notre ami Lemuar38 m’a écrit et je vous laisse juge…

 


    « Cher Romain,


    J’ai bien pu lire ta réponse apportée à mon antérieure question, et je remercie chaque jour le ciel d’avoir mis sur ma route un être à l’esprit pur et éclairé tel que le tien…  Cependant, le doute envahit mon esprit (perturbé hélas, comme me le répète le docteur après chacun de nos rendez-vous…) : es-tu vraiment sûr d’avoir répondu à ma question ?


    Loin de moi l’idée de remettre en cause ton indicible talent, peut-être après tout n’est ce que mon esprit pauvre qui peine à s’immiscer dans les méandres tortueuses de ton incommensurable génie, comme il peine à séduire les femmes qui s’offrent a moi … Éclaire moi, une fois de plus, de ta diogénique lanterne (Que penses-tu de cet édifiant néologisme ??), je t’en prie!!!


    Passons…


    Le désarroi s’empare une fois de plus de moi, et comme a l’accoutumé, c’est à une fille que je le dois…


    J’avais entrepris, il y a environ une quinzaine de cela (en négligeant le sens du vent), un audacieux périple jusqu’a la ville du romantisme par excellence, Paris… je comptais évidemment sur l’atmosphère si particulière a ce paradis de l’amour courtois pour jeter mon inassouvissable dévolu sur quelque frêle et vulnérable proie… Je me voyais déjà, voguant sur les flots étoilés de la Seine, emportant ma conquête tel un trophée, et composant un hymne a toi et a ton génie, comme on en voit parfois des scènes sur Arte aux alentours de 2 heures du matin environ…


    Trêve de badinages utiles, je la voyais finalement, étincelante, rayonnante, baignée d’une lumière quasiment surnaturelle pour cette ville (en effet, il faisait soleil, de quoi perdre tout repère viable…) et tentant le tout pour le tout, je l’abordai alors qu’elle semblait attendre devant ce bâtiment, éloge de la tuyauterie moderne (je pensais alors voir un signe, et pensait confus que “je lui referai bien la tuyauterie”, le regard dans le vague, l’angoisse irrationnelle au ventre de voir apparaître mon docteur de quelque perfide coin de rue)…


    Hors donc, le hasard voulu que ce soit moi qu’elle attendit, puisque nous avions initialement convenu d’un rendez-vous en cet endroit précis (comme le hasard fait parfois bien les choses…)


    Nous passâmes donc une agréable journée, consacrée a tout badinage nécessaire a l’étude précise et froide de la future victime… tant et si bien que vint le moment ou nous nous retrouvâmes seuls, dans quelque cossu logis que j’étais parvenu à me procurer pour le week-end…


    J’étais tenté de me laisser abandonner à la stratégie frénétique a laquelle adhère mon nouvel ami Bossbebes (je te parlerai sûrement de lui très prochainement, a moins qu’il ne souhaite directement te contacter, afin de confronter ses géniales conceptions des amours peu courtois aux tiennes, conceptions nées d’une récente rupture…)


    Bref, je décidais finalement de rester fidèle aux grands préceptes que tu m’as si longuement enseignés, privilégiant une étude probabiliste plus avancée de notre future relation… je rentrais donc penaud en mon pluvieux pays, déchiré par le doute… avais-je adopté la bonne stratégie???


     Je me décidais quelques temps après à la recontacter, par un audacieux émail, quémandant la possibilité de la revoir d’ici peu… Sa réponse fut sans équivoque… Évidemment voulait-elle me revoir, mais circonstanciellement prenait-elle la précaution d’ajouter ce cinglant message : “Comme tu te rappelles, je ne souhaite qu’une relation amicale avec toi. Je ne veux pas que tu te fasses de faux espoirs…”


    Une fois de plus, mes espérances, seulement fondées sur un intense faisceau de présomptions, étaient déçues par l’implacable force de la probabillistique…


    Comment renaître tel le Phénix une fois de plus des cendres de ma passion éteinte à peine née… je t’en prie, guide-moi une fois encore!!! Seul toi peux m’aider!


    Merci pour ton attention et ton aide toujours unique!


    Lemuar38


    Dépressif déprécié »


 

    Il est évident que je n’aurais pas du reprendre contact avec toi… L’autorité médicale avait sans doute raison de penser que tu rechuterais…


    Remontons quelques mois plus tôt…


    Fin décembre pour être précis…


    J’avais rencontré notre ami Lemuar38 à Nannieux-en-Fermait, son village natal, dans lequel il m’avait proposé de le retrouver en cette fin de mois… N’ayant rien d’autre d’intéressant à faire cette semaine-là, je décidais de faire le trajet en train pour retrouver notre ami, afin de pouvoir échanger avec lui du romantisme et autres considérations…


    N’ayant pas lui-même de logement vraiment bien défini, il m’avait proposé l’éventualité que j’héberge à l’hôtel à mes frais et que si l’opportunité se présentait pour lui, il resterait en ma compagnie dans un coin de la chambre durant les nuits de mon séjour…


    Je le qualifiais d’ailleurs par la suite d’opportuniste… Passons…


    A mon arrivée, Lemuar38 me fit découvrir en premier lieu ce magnifique village où tout le monde se connaît, où l’on est visuellement riche de paysages aux verdures éclatantes, où le matin laisse place à la nuit, où les nuages s’invitent libre de toutes attaches, avec pour seul moteur, Eole, dieu du vent, du zéphyr, des bourrasques intimidantes, dont ce village est garant de leurs forces et leurs intensités dévastatrices…


    Une contrée magique où l’on aimerait se perdre mais dont l’architecture circulaire et protectrice du lieu ne le permet pas...


    Pour mon premier jour ici, Lemuar38 prit la décision de m’emmener dans un bar (voire « le » bar …) et nous y eûmes un premier entretien…


    Pour être complet, il me faut rapporter l’ambiance du lieu à notre entrée… A l’ouverture de la porte, une voix venu du fond de la salle s’éleva : « Va-t-en l’Etranger… Tu n’es pas le bienvenu ici ! ». S’en suivit une deuxième voix : « Laisse-le donc, vieille sorcière ! ». Troisième voix, très masculine : « L’Etranger ne peut pas rester ! ». Quatrième : « Alors tu devras me passer sur le corps ! »… En moins de temps qu’il n’en faut pour ouvrir une porte de taille normale et d’un poids moyen, une bagarre générale avait débuté et il semblait que j’en étais le responsable… Lemuar38 me confirma cela en me chuchotant : « On n’aime pas vraiment les étrangers dans le coin, tu devrais faire attention et te montrer moins arrogant, tu nous blesses… ». On s’assit à une table, laissant les autres convives exprimer physiquement leurs désapprobations respectives…



    Une fois servis, par nos propres moyens, Lemuar38 m’expliqua alors son mal-être originel, ici, coincé dans ce village où il avait grandi et dans lequel ses perspectives d’avenir étaient plutôt limitées… Les jeunes filles de sa génération étant à peu près inexistantes de par chez lui, il avait dû migrer à la ville et trouver des petits boulot ou des stages afin de faire des rencontres… Mais ces-dernières étaient dénuées de succès, ses méthodes rustres de la campagne étant difficilement compatibles avec le « standing vintage métropolitain»... Cela lui valu de surcroît le fait d’être exclu de son village et affublé de la dénomination un tantinet péjorative d’ «Etranger »… Il me raconta en détail ses tentatives premières, les déceptions qui s'en suivirent, la découverte de mon "blog" et l'application inadaptée de mes conseils tout aussi géniaux les uns que les autres...


    De mon côté, plus j’écoutais Lemuar, et plus je réfléchissais à un moyen de l’aider. J’avais en face de moi un diamant brut, qui ne demandait qu’à être ciselé et taillé… L’envie, la rage, la volonté, la douleur, la persévérance bornée… Tout y était… Son regard transpirait de tentatives ratées et répétées…  Son âme désorientée semblait percevoir en moi un cap à tenir, une destination vers laquelle il pouvait enfin se diriger, sans aucune intention impure, avec toute l’innocence somme toute ridicule que l’on reconnaît chez ces gens de contrées herbées… Il avait hurlé à l’aide et moi, du haut de mon trône d'argent érigé au coeur d'une immense forteresse de subtils intellects, moi, je l'avais entendu... Puis dans une mansuétude digne des plus grands souverains, dont la légende nous narre encore les exploits dignes aux implications fortes dans nos esprits meurtris par les compressions de tous genres qui modèlent nos univers créatifs, moi, je l'avais écouté patiemment, sans arrogance (même si j'en donnais visiblement l'apparence pour la population locale au vu des évènements précédents...), sans haine,...


    Après une heure de discours tous plus pitoyables les uns que les autres (en vrac : son enfance, sa naissance, sa scolarité, son adolescence et autres périodes…), je compris qu'il était temps de lui ôter la parole afin de débuter une réelle conversation basée sur une cohérence jamais atteinte depuis mon arrivée dans ce « patelin »…


    « Tu sais, Lemuar, j’ai réservé depuis le commencement de notre échange verbal une attention particulière à tes dires tout en préservant mon discours afin de pouvoir lui donner du sens et une direction que tu pourras, je l’espère, emprunter à l’avenir…


    Tu as connu quantité d’échecs, nombre de douleurs, et visiblement une proportion de  désillusions inimaginable… Mais le fait le plus impressionnant est que même suite à cette somme d’ « événements »  tu gardes en toi un courage, une bravoure dont peu de gens peuvent se vanter de nos jours où la chevalerie n'est plus qu'une notion abstraite ! Cette force qui te guide, et je me fais obligation de te le dire, est vouée aux châtiments éternels car il manque à sa décision une parcimonie qui aurait dû t’être inculquée dans ton humble et paysanne jeunesse.


    Il est vrai que dans ce monde en « perpétuelle évolution », où les exigences se font croissantes et plurielles, où des valeurs disparaissent pour laisser leurs places à d’autres, où l’instantané est une religion et la réflexion une secte impie dont les penseurs sont dénoncés comme « retardataires » si ce n’est « retardés », où chaque lieu, place, rue ou impasse est surveillé, étudié, compensé,…


    Que dans ce monde où l’étourdissement est continu, la bienséance galvaudée, où la codification de nos actes est réfléchie, étudiée, influencée, marchandisée au gré du bon vouloir d’on ne sait quel personnage « célèbre », « tendance », « overpowered » pour parler anglais, langue ignoble et impie dont l’existence même est une insulte à l’intelligence accumulée par l’humanité depuis tous ces siècles…


    Que dans ce monde dont les « interactions interfaciques intermodales internationales et interminables » ont défini dans ces moindres parcelles la raison de chacun de nos gestes, de nos actes, de nos paroles,...

    Dans ce monde, pour nous, les Romantiques Amoureux Probabilistes Appliqués Cultivés et Epris, c’est assez dur…


    Mais moi aussi j’ai étudié… Moi aussi comme eux, j’ai pris les armes comme bien d’autres avant moi… J’ai sorti mes ouvrages, ma littérature, j’ai expérimenté, j’ai réfléchi et je peux me targuer sans aucune retenue d'être maintenant un mentor non sans égal mais tout de même, je peux me vanter d'être une des meilleures et plus belles références mondiales en termes de Romantisme Amoureux…


    Et t'écoutant depuis tout à l'heure, je dois t’avouer que tu m’as impressionné. Les forces qui se sont opposées à toi dans ta quête de l'idéal amoureux sont nombreuses et terribles. Les vents contraires, les contre-courants, les tranchées, les explosions, les séismes, les tornades majestueuses,… Tu les as bravé, tu as foncé dedans tête baissée et quand d’aucun aurait retenu la leçon et aurait abordé le problème d’une manière différente, toi, tu as persévéré dans cette voie avec une innocence à faire pâlir une jeune princesse au sortir de l’adolescence dont la pureté aurait été préservée par le biais d’un enfermement au sein d’une tour d’ivoire haute de mille pieds, elle-même gardée par 4 quatre grands faucons blancs dressés à l’art du meurtre et de l'assassinat par un chevalier à l’épée au service de la justice et de la piété…


    Tu es un élu, Lemuar ; un descendant direct des grands penseurs et expérimentateurs romantiques de ces siècles passés… Mais je sens qu'il te manque une méthode, une éducation du corps et un formatage de l’esprit… Tu es tel un avion sans gouvernail piloté par un aveugle au cœur d’un orage magnétique, tu es dans la tourmente sans comprendre pourquoi et sans pouvoir réellement agir car il te manque un sens essentiel à ta survie et à l’exécution de ta tâche.


    Tout cela, moi, Romain Love, je peux te l’enseigner, je peux te former, je peux te prendre sous mon aile et faire de toi un disciple… J’ai en moi la capacité de répondre à toutes tes interrogations, à tes doutes, tes peurs, tes craintes, aux angoisses qui rongent ton esprit, aux noires pensées qui détruisent les Hommes, aux questions existentielles qui régissent au destin de l'Humanité…  Mais pour que cela te sois transmis, tu devras me dédier ton temps et ton énergie, tes idées et tes actions, ton corps et ton âme… Car quelque soit la noblesse de ton but, Lemuar, je peux t’aider à l’atteindre voire le dépasser…


    C’est une décision lourde que tu vas prendre, et je te conseille vivement de faire le choix qu’il convient à ton épanouissement nécessaire… »


    Subjugué par tant d’éloquence (il faut aussi préciser que j’avais écrit tout ça pendant qu’il me parlait, écriture qu’il me laissa pratiquer pensant que je transcrivais pour la postérité ses histoires dénuées de sens que sont les histoires de sa vie), il me regarda dans les yeux pendant quelques secondes avec une gravité dont je n’arrivais pas à saisir la teneur : était-il réellement sérieux ou juste profondément débile ? Je me remettais aussi dans le contexte, il allait prendre une décision capitale et je me devais de respecter cela et d’aborder du mieux que je pouvais l’éventuel futur enseignement que je devrais lui prodiguer…


    Cinq psychiatres, un tribunal de grande instance, et deux mois plus tard, je recevais une lettre signifiant à mon égard l’interdiction non-dénonciable de rentrer en contact avec lui par quelque moyen que ce soit… De son côté, il recevait l’ordre de quitter le pays sous les 3 mois, décision rare voire inédite mais selon la juge, décision complètement indispensable… Son intégrité mentale importait plus que tout..


    Ce qu’il s’est passé durant cette période de trois mois vous sera conté une fois prochaine… Mais cela explique en grande partie ma réticence à te répondre, mon cher Lemuar… Je dois réfléchir à tout cela…


    Bonne soirée à toutes ces jeunes filles et aux autres aussi...


    Romain Love, aquaphile décoiffé

 

par Romain Love publié dans : Moments de vie
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Lundi 7 avril 2008

    Que vos journées soient excellentes…


    Tout d’abord, Lemuar38 m’a écrit et je vais avoir besoin d’un peu de temps pour rédiger une réponse, dont le travail à fournir quant à son élaboration est fonctionnellement proportionnel aux enjeux que représente notre relation… Le prochain billet sera pour lui !


 

    Le cœur de notre cible rédactionnelle aura pour pulsations un commentaire, posté sur l’article précédent … Un nouvel ami me demande sous cette forme :


« Salut Romain ! En ce moment j'essaie de pécho une meuf, mais on est en partiels et je lui ai dis que j'allais au ciné cet aprèm, alors elle m'a dit que elle aurait bien voulu m'accompagner, mais elle doit réviser ! C'est relou parce que tu vois qui dit partiel dit fin d'année et après j'ai peur de ne plus la voir, j'ai bien tenté quelques approches à la "4xA", mais à chaque fois elle me tend la perche pour poursuivre ce jeu, mais pas pour conclure, je suis à bout, dis moi toi comment tu ferais, vu que t'es quand même le plus fort, mais en sachant que je suis un peu moins beau que toi, ça me prend trop la tête ! »


    Avant de commencer, je tiens à souligner que je suis sensible à la flatterie.


    Ceci étant dit, revenons sur la situation de départ et analysons… Tu es visiblement étudiant en fin d’année et tu essaies de finaliser une relation avec une proie sur laquelle tu as tenté diverses approches « 4xA » (Attaquants Amoureux A l’Aveugle)… Elle semble réactive mais non conquise…


    Tu as plusieurs types de contraintes dans ton cas :


- temporelle : ton temps est limité donc il te faut une réponse rapide et efficace.


- psychologique : la période d’examens est une période de stress et de strass, la disponibilité mentale de ta cible est modifiée d’où peut-être la raison de son comportement contradictoire…


- tactique : sa situation socioprofessionnelle (étudiante) est un cadre spécial où certaines approches sont permises (l’approche 4xA par exemple) mais leurs utilisations répondent à des besoins précis et je ne pense pas que la situation s’y prêtait…


    Tu dis lui avoir proposé un ciné de manière indirecte (très bonne méthode cela dit…) ce qui a entrainé de sa part un refus conditionnel (si […], alors je serais bien venue). Cette forme de refus est la plus difficile à gérer d’où ton exaspération légitime… Dans le cas d’un refus franc ou d’une acceptation franche, la situation est alors d’une clarté limpide et les attitudes à adopter sont établies dans les livres théoriques de manière limpide (dans le cas d’un refus franc : tenter une autre approche ; dans le cas d’une acceptation franche : se coller à la proie).


    La gestion d’un refus conditionnel est donc un cas confus… Je te propose donc une méthode pour défricher la situation…


    Premièrement, l’application des trois grands principes de C-H Armant dont je recopie ici-même le contenu :


 

- Fixer la première inconnue, soi-même, en définissant un comportement adapté à la cible. Ce comportement est défini par une étude préalable et approfondi de l'adversaire et par des règles précises.

- Estimer la probabilité de réussite. Une probabilité d'échec existant, il faut être capable de l'estimer, puis de la réduire à néant.

- Agir sur l'environnement par une influence directe sur celui-ci. Le terrain d'attaque doit être de préférence neutre et l'attaquant doit obligatoirement  se l'approprier d'une façon ou d'une autre.


Il s’agit d’une base inévitable de la doctrine Romantique Probabiliste dont je suis un fervent défenseur. Mais à l’essence de ton écriture, je ressens une assiduité romantique  consécutive à une lecture attentive de mes propres écrits… Je vais donc affiner cela…


    Deuxièmement, la gestion des contraintes. Ces contraintes sont les seuls leviers sur lesquels tu peux agir… Etudions-les un par un :


    La contrainte temporelle. Le temps est une notion complexe et je ne tiendrais compte ici uniquement des aspects qui nous concernent…  L’échéance finale arrive et tu dois donc gagner en efficacité. Pour cela je te conseille une tactique assez connue dont le nom est évocateur de son contexte : « l’éblouissement ».


    Tu dois te concentrer uniquement sur les aspects positifs de ta personne et submerger ta proie de ces aspects. Ne perds pas ton temps à jouer une demi-mesure, mais ne tombe pas non plus dans un extrême qui serait par nature contre-productif… Il faut donc trouver les pans de ta personnalité qui pourrait séduire ta victime et les mettre en avant… avec pour condition qu’ils soient nombreux et visibles… Si la quantité est insuffisante, n’hésite pas à t’en inventer des nouveaux ! N’oublie surtout pas que tu dois éblouir, c’est-à-dire que la victime ne doit pas pouvoir regarder ta qualité dans ses ombrages  et dès que tu as la sensation qu’une information est passée, enchaîne directement sur une autre… La confusion est ton alliée la plus sûre dans ce genre de situation.


    La contrainte psychologique. Evidemment, les périodes de révisions sont des périodes à enjeux forts, et l’adversaire n’a pas forcément l’esprit ludique et réceptif à tes attaques… Tu as donc l’obligation de contraindre son esprit à tes ambitions… N’oublie pas que le romantisme est un paradigme donc les accents sont apposés sur le « moi » et la perception de « mes propres sentiments »… Dans le cas d’un refus conditionnel, la cible souligne une éventualité dont l’accomplissement ne serait possible qu’au titre de l’accomplissement de certaines conditions. Malheureusement, ces-dernières sont généralement difficilement compréhensibles pour le sexe adverse et il n’existe pas encore de méthodes ni de théories solides sur le sujet…


    La conclusion est que ta mission est d’amener ta proie sur ton terrain de chasse et de faire de tes besoins les siens. Tu as envie de débuter une relation avec elle ? Cela doit devenir sa priorité à elle aussi ! Afin d’arriver à ce résultat, tu devras dégager les autre priorités de son esprit en les « dépriorisant ». Réviser ? Il existe des rattrapages/ L’intelligence suffira à la réussite / Dans quel but futile ? / Critique d’une société capitaliste dont les tenants et les aboutissants sont basés sur la seule et unique réussite socialo-financière / …


A toi de repérer de manière claire les éventuelles autres priorités et de les dévaloriser de manière logique et imparable ! Je laisse ceci à ton intelligence…


    Les contraintes tactiques. La période étudiante est caractéristique d’un temps de la découverte et de l’expérimentation. C’est pour cela que certaines techniques amoureuses sont permises telles que les techniques 4xA. Les cibles sont en effet plus sensibles à ce genre d’approche, sensibilité qui diminue lors du changement de statut social.


    Mais certaines exigences doivent être réunies pour l’utilisation de telles techniques. Tout d’abord d’un point de vue personnel, il faut être sûr de soi, courageux et attentif de la moindre opportunité de conclusion. Cela exige une attention de tous les instants et une certaine disponibilité mentale, que dans ton cas tu n’as pas forcément, compte tenu du fait que tu es aussi concerné par ces examens. De plus cela requiert une pratique assidue et un retour d’expérience basé sur ses propres expérimentations et celles de tes connaissances… L’avantage de ces méthodes, c’est que tu n’as pas à étudier ta cible et son évolution quotidienne… Mais en cas d’échec, tu as perdu du temps en recherche d’informations et en dissimulation éventuelle dans les situations d’espionnage. Tu as aussi découvert de manière évidente tes intentions ce qui modifie souvent le comportement déjà suffisamment aléatoire de l’élue de ton cœur.


    Donc je te déconseille à l’avenir les techniques 4xA. Aborde maintenant le problème de manière décomposée en termes de phases d’attaques et de prise d’informations. Cette collecte doit se faire dans ton cas de manière rapide, donc n’hésite pas à utiliser son réseau social, à repérer son lieu d’habitation, à chercher sur internet quelque renseignement sur elle. Ta progression doit être verticale et non horizontale… Informations / approche / conclusion ; et cela ne doit s’arrêter qu’en cas de réussite amoureuse ou de décès de ta cible. « La persévérance est une arme efficace mais répétitive » disait C-H Armant… Grave ces paroles dans ta mémoire et ne perds pas pied.


 

    En finalité, voilà un rapide « topo » de ma vision de ton cas. Je te souhaite une réussite sans faille cher ami et j’attends un compte-rendu de ta part ! Comme toujours, ce que j’écris ici peut trouver application dans nombres de cas, donc n’hésitez pas à humer ces écrits pour imprégner votre âme de ces idées dont j’extrais et affiche les logiques implacables…

 

    Que les vents vous guident,

    Romain Love, Agent détergeant

 

par Romain Love publié dans : Conseils
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Lundi 31 mars 2008

Bonjour à vous tous, à vous toutes, à vous…


En introduction du message du billet d’aujourd’hui, je souhaite tout d’abord vous remercier pour vos soutiens quotidiens… Chaque jour qui défile me fait saisir à feu vif l’importance que vous avez dans mon cœur… Chaque minute est une prise de conscience supplémentaire… Chaque seconde est une progression…


Suite à ces remerciements, je vais d’un pas décidé entrer dans le vif du sujet…


Notre ami de toujours et fidèle, Lemuar38 a adressé à mon empour  une petite lettre dont je retranscris ici dans la plus stricte exactitude le contenu… Je vous en laisse lecteurs…


 

« Cher Romain Love


C’est moi, Lemuar38 ! Je t’écris d'une contrée lointaine où je refais ma vie suite aux tragiques évènements qui… Enfin je sais que le docteur m’a dit de ne plus avoir de contacts avec toi, mais j’ai tellement besoin de ton avis éclairé et lumineux… A l’heure qu’il est, je suis un peu… déçu et la responsable en est une jeune fille.


C'est dans cette nouvelle terre promise à mon épanouissement que je l'ai rencontré… Je l'avais aperçue une première fois dans un pub, alors que j'allais voir une rencontre de balle au pied. Et bis repetita, je l'ai revue dans le même pub quelque temps plus tard. Je lui ai donc proposé en tout bien déshonneur, d'aller boire un verre, seuls, tous les deux… Ce qu’elle a accepté ! Mais pendant la soirée, diverses amies à elle sont arrivées reportant à plus tard mon approche bilatérale…


Encore plus tard dans la semaine, suite à une rencontre dans un magasin de musique, et alors qu'elle venait subtilement mais frontalement de me proposer d'aller boire un verre, une de ses amies l'appelle et lui demande "Tu peux venir m'aider à faire ma couleur de cheveux ?" (Une ruse de sioux ou d’indien)


Toutes ces fois, je sentais qu'elle esquivait un sujet bien connu des 4xA (Attaquants Amoureux A l’Aveugle) : le fait qu’elle ait déjà un copain ou non… Elle n’en parlait pas mais le faisait sentir… Elle tentait vainement de dissimuler son envie de…


Enfin bref, passons à hier soir, où nous nous sommes encore retrouvés… Pour parler franc, direct mais courtois, on n’aurait pas été tous, (moi, elle et nos amis respectifs) à la même table, je l'aurais emballée et pesée. Nous nous parlions tous les deux, nous étions proches, nous avons passé la soirée ensemble… Peu à peu, des réminiscences de tes écrits s’immisçaient sinueusement dans mon esprit fragile… Des notions de techniques d’attaques romantiques prenaient  lentement le dessus sur la cohérence aimable de notre discussion… Je la dévisageais, je me mis à étudier l’environnement, les variables,… J’étais tout simplement invincible… A la fin de la soirée, tout était en place et les mailles de ma toile d’araignée allaient lentement se resserrer sur ma proie toute à moi consacrée… Mais juste avant le moment crucial, celui où l’inexorable mécanique s’enclenche, j’eus la confirmation par un ami qu’elle était bien déjà en relation avec un autre homme… La déstabilisation qui en résultat fût grande et mon désarroi immense…


Le lendemain, j'ai reçu un « texto » de sa part qui mit un terme à mes derniers espoirs… Son contenu était explicite et rendait compte de l’impossibilité de notre relation… Je pense qu’elle a du se faire « souffler dans les bronches par ses copines »… Ou alors s’est elle ressaisie tout après coup ? Je ne sais…


A savoir aussi qu’hier, une de ses amies rapportait à un des miens, déjà présent lors de la soirée, que ma promise lui avait jurée avoir été corporellement explicite quant à sa non-disponibilité…


Mais pourtant… Elle ne m’a jamais dit "mon copain..."… Je m’en serais souvenu… Jamais elle n’a abordé ce sujet avec moi !!!


Enfin bref… Je dois me calmer…


Samedi, je suis retourné au pub et elle n’était pas la. Affublé de deux de mes comparses, et deux de ses amies à elle, j'ai baratiné une belle Espagnole à qui j’ai communiqué mon numéro de téléphone à la vue de tous et toutes, dont les deux jeunes filles… Je crois que je n’aurais jamais du faire ça...... Mais je me devais d’envoyer un signal fort d’indépendance amoureuse par quelque biais que ce soit (dans le cas présent, j’ai choisi le biais indirect : j’espérais que les deux amies iraient raconter cela à mon « ex-cible »).


Pour en revenir à l’action en elle-même, la Péninsulaire était au sein d’un groupe de ses amitiés, dont un qui semblait clairement intéressé par ses atours... Ma prestation auprès de la belle lui a apparemment déplu et cela transparaissait sur son visage de manière assez vive mais rigolote… La vengeance est un plat qui s’apprécie froid et dont on se délecte avec amusement…


                Voilà mon dire… Si cela t’inspire conseils ou réflexions, je suis preneur… Je me sens tellement seul sans toi et mes autres « amis » ne sont que façade bien terne dans mon esprit chaotique… J’ai tellement besoin de toi… Aide-moi… Je t’en supplie à genoux devant mon ordinateur et sache que j’ai même adopté cette position pour l’écriture de ce petit message…  Je suis ton plus fervent supporter…


Avec mes amitiés…


Lemuar38 »


 

Ton message m’a touché Lemuar38 et bien que ces messieurs de la police m’aient formellement interdit d’entrer en contact avec toi ni même de t’adresser un quelconque signe de vie suite aux tragiques évènements qui…


Passons !


Ton message m’a donc touché… Ce qui est déjà en soi un exploit ! Applaudissons ce-dernier comme il se doit et accordons-lui l’attention qu’il mérite !


Ta correspondance soulève de nombreuses questions… Que doit-faire un romantique si sa cible est déjà prise ? Quid de l’attaque dite de précision (c’est-à-dire de l’atteinte d’un objectif féminin précis dans une foule de jeunes filles moins intéressantes, en général ses « amies », dont elle vante en général les « aventures » qui sont bien souvent d’un inintérêt profond et navrant tant ces histoires sont fades, déplorables et surtout dont la chute d’une prévisibilité à en faire pâlir d’horreur le plus minable des scénaristes de quelque art que ce soit dont la seule source d’inspiration serait la poignée de porte de sa chambre où il passerait ses journées vautré à lire des magazines relatant l’évolution économique de l’emballage industriel…) ? Comment mener à bien une vengeance bien méritée (ton cas en est un exemple flagrant) ? Le romantisme est-il universel ou universalisant ?


Je vous propose aujourd’hui de revenir sur l’étymologie même du mot romantique… Les questions susnommées auront, j’espère, introduit en vous un début de réflexion car je me dois d’être un catalyseur de réflexion et non un prêcheur convaincu… (A savoir que la meilleure façon de convaincre quelqu’un est qu’il s’en persuade seul suite à une réflexion qu’il croit être la sienne… Il existe des mouvements romantiques qui utilisent exclusivement cette technique pour convaincre leurs proies !)


L’étymologie à une importance immense dans l’essence même d’un mot… Sans entrer dans de la philosophie de rez-de-chaussée, il est à savoir qu’un mot n’est qu’une perception de l’esprit… N’ayant ni l’envie ni la volonté de développer plus, j’ouvre mon dictionnaire étymologique qui m’a été offert par mon professeur de latin suite à un sévère entretien qu’il eut il y a quelques années avec ma très chère mère adorée dont les mérites ne sont plus à vanter mais à consacrer…


Les premiers utilisateurs du mot romantique sont nos voisins anglais en 1650, avec le mot « romantic » (provenant lui-même des mots romanticus (latin moderne XVe s.) et romanz (Anc. Français XIIe s.).


Pour situer cela dans l’Histoire, ce n’est qu’en 1726 que C-H Armant (dont la biographie est relatée dans l’article  « Quand on a que le coeur et ses souffrances » en date du 21/01/08) créa le Romantisme amoureux… Cette date est importante comme je vais le démontrer par la suite…


Une conclusion hâtive nous autoriserait à penser que ce sont nos ennemis vitaux par delà la Manche qui seraient les réels initiateurs du romantisme… En réalité, ce n’est pas faux (un raisonnement précipité est parfois le meilleur…), mais il ne faut pas oublier un autre instigateur du romantisme, l’ennemi séculaire Teuton (cette expression, excellente, et que je dois à un ami tout aussi excellent au surnom évocateur de « Moumoute », vous initiera à la définition nécessaire du mot séculaire voire pour les plus jeunes d’entre vous, à celle du mot Teuton).


Ces deux peuples ont donc une part importante dans l’origine du mot « romantisme » et ce dès la fin du XVIIe s.… Les deux grands ennemis de la France… Il fallait donc que notre merveilleux pays aux mille vins et fromages réagisse… Alors que le romantisme s’emparait doucement des Arts (Littérature, Peinture…) dans ces deux pays, la France, sentant que l’avance prise ne serait pas rattrapable, décida d’initier une nouvelle déclinaison : le romantisme amoureux. Elle encouragea des comportements plus égo-individualistes. On parla alors des Pré-romantiques. Le plus célèbre et talentueux d’entre eux fût certainement Anatole Bisk-Rage…


Pour planter le décor de manière succincte, les relations amoureuses dîtes naturalistes, donc d’avant le romantisme pour parler populaire, utilisaient ce mode de pensée :


« Une relation amoureuse compte 2 parties égales sauf au niveau du sexe.


L’intervenant « A », de sexe masculin, et l’intervenant « F », de sexe féminin, ont des besoins, des droits et des devoirs spécifiques à leurs diverses conditions (mentales, sociales, professionnelles,…).


Un intervenant qui a la volonté de commencer une relation avec un autre intervenant doit tenir compte des paramètres susnommés et doit les lui exposer de manière raisonnable, raisonné et pragmatique


Si ces arguments conviennent à l’intéressé(e) alors la relation est dite « envisageable ».


Si ces arguments conviennent aux tuteurs légaux alors la relation est dite « possible ».


Toutefois, le fait que la relation soit « envisageable » n’est qu’un argument de confort et seul l’aspect « possible » de la relation lui garantira de solides fondations.


A savoir qu’une relation peut être directement commencée si elle est « possible » sans être pour autant « envisageable ». La réciproque n’est pas vraie.


»


Avant le romantisme amoureux donc, les techniques d’approche et les choix de cibles étaient très limitées. Les mariages arrangés étaient légions et seuls quelques insoumis osaient braver le flambeau incandescent des amours apprêtés. Anatole Bisk-Rage était de ceux là… Ces dates de naissance et de décès sont inconnues (si tant est qu’il soit bien mort…) mais on situe son œuvre à la fin du XIIe s. Marié par ses parents à l’âge de deux ans avec une fille dont il détestait la non-féminité affichée et assumée, il fugua à l’âge de 3 ans, sciant astucieusement les barreaux de son parc en bois. Il prit le chemin de la rue, de l’opium et de la violence, mais fût bien rapidement rattrapé par ses parents quelques minutes plus tard. L’incident était clos. Malgré cela, l’esprit rebelle du jeune enfant attira l’attention car celui-ci était en même temps doué d’une intelligence prodigieuse…


A 6 ans il savait lire, compter, calculer. Il était musicien (il jouait du triangle de 2 côtés), poète, penseur… Il avait lu toutes les œuvres majeures de son époque et en expliquait la teneur et leurs améliorations possibles dans diverses conférences qu’il tenait sans son école… A 12 ans, il obtenait le premier doctorat d’une longue série qui le menèrent à l’âge de 15 ans à la présidence de son université… Mais son amour non-désiré le suivait de partout… En pleine crise d’adolescence (elle refusait d’aller au lavoir avec sa mère), elle exigeait d’Anatole une présence et une attention de tous les instants… Alors celui-ci, homme aux pays du camembert et des vins, se mit à en boire, pour oublier… Le début de la déchéance…


Ce n’est qu’à 75 ans, suite au décès de sa femme par mort naturelle, qu’il ressortit la tête de l’eau (ou de l’alcool dans ce cas précis)… Seul, au chômage et à la rue mais à la tête d’une immense fortune accumulée à grands coups d’héritages, il se mit à nourrir les rameaux d’un nouveau paradigme… Et si l’Homme pouvait choisir son partenaire amoureux seul ? En pensant à lui-même ? À son bien être propre ?


Ces pensées l’effrayèrent mais des années d’alcool avaient achevé le peu de valeurs morales qu’il possédait…  Il écrivit ainsi un livre, au nom explicite de Sortir du bosquet. De par l’action gouvernementale de l’époque qui résultait d’une volonté d’avancer sur un autre chemin dans le romantisme que les ennemis naturels de la France, l’acceptation sociale d’un comportement plus égocentré permit à son ouvrage de bénéficier d’une diffusion publique…


C’est ce livre-là qui inspira quelques années plus tard, entre autres, Charles-Hubert Armant, dont j’ai relaté la biographie en deux parties quelques articles plus tôt…


En résumé, c’est bien la France éternelle qui a initiée le romantisme amoureux, mue par cette esprit vengeur et fier qu’elle entretient avec ses ennemis étrangers…


Voilà Lemuar38, j’espère, quelques réponses à tes interrogations que tu dis légitimes (ou bien c’est moi qui le dit, je ne sais plus…). Je ne saurais que te conseiller de te laisser submerger par toutes les nouvelles sensations que peut t’offrir une vie nouvelle dans un pays nouveau…


Ainsi je conclurais le billet d’aujourd’hui par une citation attribuée à Joost Van Den Vondel : « Où la victoire est impossible il est vain de combattre ».


Bonne soirée à Tous,


Romain Love, Liberacteur attitré

 

par Romain Love publié dans : Conseils
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Vendredi 21 mars 2008
    Bonjour à... ces demoiselles et ces messieurs qui me lisent sans défaillir...

    Suite de l'histoire précédente...
(publiée dans l'article précédent)

    Je vous ai laissés orphelin un moment de la conlusion de cette troublante histoire...
Touché par l'amour au plus profond de mon organe auditif, je m'envolais en direction de ma belle infirmière et me laissais porter par les flots majuestueux de la pensée divine...

    Arrivé dans la chambre d'hopîtal où logeait ma génitrice, je regardais autour d'elle : personne...

"Mère ? comment allez-vous ?"
"Ha Romain, ça me fait plaisir de te voir ! J'ai vraiment besoin que tu ailles cher.."

    En d'autres temps (autres moeurs !). je l'aurais interrompue... Mais l'expérience de la vie m'a appris que cela aurait été improductif... Il est vrai que ma mère aime à me parler de choses futiles et improductives et moi, dans ma tendre jeunesse, je lui coupais alors la parole et imposais ma discussion... Or à ces moments-là, elle me grondait et n'accédait point à mes requêtes... J'avais donc tout intérêt à attendre la fin de son bavardage pour pouvoir la questionner quant à la localisation de mon amour...

"...et surtout fais très attention et pense bien à n'en prendre que 3 grammes ! Tu m'as comprise Romain ??"

    Le signal de fin !

"Oui mère, sur ma vie je le promets et c'est par-delà les éventuelles difficultés que je pourrais rencontrer dans ce monde corrompu...", répondis-je...

"Oui oui, je vois que tu as compris, je te fais confiance mon petit Romain..." dit-elle avec une condéscendance des plus infantilisantes... Je me devais de répondre et de lui faire prendre acte de son maternalisme béat !

"Petit petit... Ma hauteur n'a d'égale que mon intelligence, que j'ai immense et pointue, ce qui est reconnu par toutes et tous... Et de toutes façons, en quoi ma stature verticale aurait-elle une influence sur ma capacité à remplir la mission que vous m'avait confiée ? Nombres de nobles personnages illustres ne mesuraient qu'une taille réduite ! Peut-être même que cela leur procurait certains avantages substantiels tels que la dissimulation, le faufilage ou même un espace vital nécessaire réduit !"

    Elle dormait, inattentive... La morphine sans doute...

    Je devais la réveiller pour obtenir mes informations et pour ce faire, je débranchais sans attendre le long tuyau qui pénétrait dans ses veines...
J'entrepris aussi d'appuyer sans relâche sur la télécommande du lit dans l'espoir de voir le dossier de ce-dernier se mettre à la verticale, et de mettre ma mère dans une position propice à l'interrogatoire forcené...
Mais malheureusement, mes attentes n'eurent point d'accessions et le lit restait désespérement à l'horizontale... Le bouton devait être cassé...

    C'est alors que surgit une jeune femme, toute de blanc vétue. Celle-ci accourait un peu fébrile mais prompte en direction de la couche de ma mère...

    Mon premier devoir en tant que fils étant de protéger celle qui m'a conçue dans l'amour, je me dois d'assurer une protection constante et vigilante quant aux divers anonymes qui tendraient à porter atteinte à son être...

   Alors, tandis que l'incongrue à la tenue délavée s'approchait frénétiquement de ma maman adorée, je pris la décision d'interrompre sa course effrénée ! D'un geste de ma part, l'agitatrice s'écroula alors abruptement en direction du sol (les lois de la gravité sont d'une implacabilité sans commune mesure...) et se cogna au passage la tête contre le bord du lit alors que j'avais à peine tendu le pied en travers de ses jolies jambes...

    Très jolies jambes d'ailleurs... Je décidais de remonter jusqu'au visage... Le plus joli visage que mon humble regard ait eu le droit d'observer... Une pureté cristalline... Une beauté cristalline... Tout en elle était cristallin... Même ses yeux étaient cristallins... Ce qui me fît réagir d'ailleurs quant à son état de santé tant son regard était transparent...

    Etant donné que nous étions dans un hôpital, je me dis qu'il y aurait bien une infirmière pour s'occuper d'elle... A peine pensais-je cela que j'en vis une passer dans le couloir, toute de bleu drapée, un plumeau à la main, avec dans l'attitude une constante préoccupation...

    "A l'aide...", entendis-je murmurer en dessous de moi... Cette voix ! Celle du téléphone ! Quelle erreur avais-je commise ?!

    Je repassais le film dans ma tête..

    La tenue blanche, le bouton sur lequel j'appuyais, la croix rouge, le badge, la féminité, les médicaments dans sa poche, la voix... Elle devait être l'infirmière !!!

La force de mon raisonnement m'étonna... Mais comment aurais-je pu la reconnaître de prime abord ? Le choix de la couleur de son habillement n'est pas naturel : seul le bleu, couleur de l'eau vitale, est propice au symbolisme du soin et du réconfort...

Je restais donc là, quelques minutes seulement, à contempler mon étonnante intelligence et j'abordais de plein pied la fulgurance des réflexions fugaces mais pertinentes... 


    Elle au sol, victime de mon intelligence foudroyante... Et moi, debout, victime de sa beauté... Est-ce la destinée de l'humanité ? Est-ce là la dure loi de nos relations humaines ? Je tentais tant bien que mal de dégager une morale à cette histoire, quand ma mère se mit à hurler de douleur, sûrement réapparue en conséquence de l'arrêt de son approvisionnement en morphine...

    Le lieu n'étant plus propice à la réflexion et la satisfaction, je m'en allais et compris quelque chose sur mon être torturé par le romantisme latent de mon âme : ma mère importe plus que tout et sa présence est un frein à mon épanouissment amoureux...

A méditer...

En espérant que vous pourrez en tirer des conclusions pour vous-même

Roamin Love, directeur indirect
par Romain Love publié dans : Moments de vie
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Mardi 4 mars 2008


 Bonjour…

 

    A vous tous, lecteurs fidèles et insoumis qui refusez le diktat imprécis de nos amours précaires !

 

    Et à vous aussi lectrices ! Que j'aime plus que toutes les autres et qui apportez à mon être en perpétuel changement, calme et volupté...

 
 

    J’ai récemment vécu une expérience tout à fait exceptionnelle, dont je me dois de vous narrer en plusieurs étapes son incongru commencement et son aboutissement des plus sincères.

 

    Au sortir de ma douche dominicale, drapé d’une serviette rose framboise, j’avançais dans mon salon le pas sûr et le coeur vaillant...

    Ma mère étant absente pour cause d’accident de voiture (le miroir du rétroviseur droit éraflé et l’habitacle défoncé alors qu’elle était au volant mais je n’en sais guère plus car l'évènement remonte déjà à plus d'une semaine…) ; ma mère absente donc, je m’allongeais de tout mon long sur le magnifique canapé en cuir de velours acquis au prix de luttes incessantes entre moi et ma mère...

 

    C’est alors que le téléphone retentit, comme sa fonction l’y contraint, et dans un sursaut primaire, je bondis en direction du combiné dont les tressautements soulignaient l’urgence de cet appel, dont j'ignorais encore la nature insoumise… D'une main élancée, je saisis l’appareil, et en un mouvement, le mit à mon oreille…

 

    Et là... J’entendis une voix d’une clarté sans commune égale sur cette grosse boule ronde que l’on surnomme la Terre…

 

Une voix qui, malgré l’ancienneté du téléphone, sublimait toutes les beautés de ce monde pour les réunir en une seule et unique modulation...

 

Une voix de quelque princesse, dont j’aurais fait sans hésiter ma dulcinée et pour qui je serais devenu chevalier errant, et dont la grâce et la beauté sans commune égale sur cette grosse boule ronde que l’on surnomme la Terre.., m’aurait guidé dans l’obscurité de ce monde perverti par l’argent, le vice et la cruauté…

 

Une voix qui aspirait mon tympan délicatement et le reposait en son antre tel le clafoutis préparé avec amour que l’on dispose au gré de sa chère et tendre dans des moments intenses…

 

Une voix liée à mon âme déliée de toutes voies…

 

Une voix…

 

« Quand brise l’automne sur un nuage hagard,

 

Notre voyage s’embrume enivré de vils égards.

 

C’est alors que tu t’amorphose, douce et attentive,

 

Quand d’autres plus lasses auraient été tardives.

 

Ainsi  tes gestes,  ton être, ton art et ta voix

 

Déclinent d’un même élan tes milles émois.

 

Je brise le silence par des pensées plus claires

 

Et ose te parler sans craintes d’être ouvert… »

 

Les paroles du Poète s’emparèrent alors de mon cœur et dans un débordement imaginatif, je perdais soudain pied dans ses mots et leur parfait enchaînement…

 

Le fond n’existait plus tellement la forme prenait le dessus de par sa cohérence et son harmonie…

 

 

 

« Romain ?» dit alors la voix, plus grave... Je me ressaisis et décidait d’accorder au sens ce que l’enveloppe avait réquisitionné …

 

« Romain ?? Tu m’entends ?? », répéta la voix, « C’est Maman ! Il faudrait que tu viennes me chercher. Et puis depuis l’accident tu n’es toujours pas ven…»

 

    Je restais sans voix et raccrochais, stupéfait.

 

Ma mère ? Impossible ! Même si elle est une déesse d’un ordre premier, la voix débutant la conversation ne pouvait être la sienne !

 

Je rappelais l’hôpital… Mais je me rendis rapidement compte que je ne savais pas dans lequel elle se situait.
  Je fûs alors contraint de passer en revue tous les centres hospitaliers environnants dans l’idée de recontacter ma mère, elle qui m’avait furieusement raccroché au nez…

 

Je la retrouvais quelques minutes plus tard…

 

« Maman ? C’est votre fils unique et adoré Romain… Je voulais savoir s’il s’agissait bien de vous qui me parliez au début de notre précédente discussion ? »

 

« Non non… Il s’agissait d’une jeune infirmière qui officie dans mon secteur mais j’aurais besoin… »

 

Je restais sans voix et raccrochais, stupéfait.

 

Il existait bien une jeune fille dont la hiérarchie dans la divinité était suprême et qui commandait de par sa perfection aux autres déesses et dieux…

 

Je décidais qu’il était temps pour moi, d’aller voir ma mère pour lui porter réconfort et amour… Choses que seul un fils peut procurer à son ascendance...

 

La suite en fin de semaine…

Bonne soirée

Romain Love, galant gardien

 
par Romain Love publié dans : Moments de vie
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Samedi 1 mars 2008


    Bonjour à tous, à toutes, atouts

    Il est vrai que je n’ai plus écrit depuis quelques temps…

    Mon précédent « comme bac » n’a été que peu concluant, cause aux faits réels de la vie, aux contraintes orageuses des tourments incertains… Mais pérennité acquise au forcing de moultes batailles et me voilà reparti tel un prude chevalier à la conquête de son fantastique destin…

Disons-le…

    Tout net et sans reproches… Je n’ai pas rencontré l’amour ces derniers mois… Faute sûrement aux températures hivernales qui obligent l’individu sexuellement adverse à se vêtir abondamment et lui confère une protection thermique et par extension psychologique aux attaques extérieures…


    Mais tout d’abord concluons sans hâte mais promptement la biographie de C-H Armant…

La suite de la biographie…

    C-H Armant enclenchera par la suite une longue série de conférences… Malheureusement  elles n’eurent pas le succès escompté et quelques années plus tard, il finit de dépenser l’argent de l’héritage et se retrouva sans le sou…

    Quant à son livre, il ne se vendait que peu, excepté dans les domaines universitaires, où l’on commençait lentement à appréhender le système de pensée de Charles Hubert, dont on sait maintenant que c’est seulement 72 ans plus tard qu’un jeune chercheur en Sciences Humaines Appliquées aux choses de l’Amour et de la Législation Correspondantes aux Liaisons en Couples qui fût à même de produire une analyse satisfaisante des travaux de C-H Armant…

    1737 : C-H Armant a parfait certaines de ses techniques d’attaque… Pauvre et vivant dans l’humilité la plus totale, quoique son arrogance naturelle reprenait fréquemment le dessus, il prit le parti de cherche l’amour en la personne d’une femme riche qui pourrait continuer à financer ses travaux et son avenir… Commença alors une longue période d’attaques et d’expérimentations diverses de ses théories sur « le terrain »…



    1739 : à 32 ans, C-H Hubert en est à sa 112ème tentative… et la dernière de toutes… Celle-ci était une attaque « sous-marin » qu’il tentait pour la 46ème fois… Toutes ses tentatives précédentes s’étaient révélées infructueuses. (Il les a décrites et analysées dans un ouvrage posthume intitulé « Le roseau ne plie pas »).

    Lors de cette dernière tentative donc, il réussit à capturer sa proie mais l’émotion fût tellement grande qu’il décéda d’une crise cardiaque… mortelle…

    C’est ainsi que mourût le précurseur et l’initiateur du romantisme amoureux… Son héritage est immense voire colossale et nombre d’étudiants et scientifiques de tous bords étudient encore aujourd’hui la portée de ses travaux…



    Bisous à toutes et à tous…

    Romain Love, persécuteur effilé

par Romain Love publié dans : Moments de vie
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Lundi 21 janvier 2008
    Bons jours à tous à toutes et à toutes celles qui m'admirent sans relâche sur les routes de France, peuplées, comme il se doit, des plus belles et magnifiques créatures que le monde s'arrache...

    Il y a longs temps que je ne vous ai écrit, amis de toujours...

Et pourtant, nombres de choses se sont passées, s'enchaînant sans cesse et sans retenues, telles des regards mutins et étonnés sur ma musculature apollonéene...

    Passons...

    La forme y étant, je rentrerai la tête baissée dans le fond !

    Lemuar38 a été rencontré par votre modeste serviteur ! Cette rencontre a eu lieu dans un café de la rue des six pieds boiteux à Nannieux-en-Fermait, où habite maintenant notre cher ami. Il va bien et semble repartir de plein-pied dans la vie. Je vous retranscrirai lundi prochain notre entretien que j'ai enregistré sur K7audio (la qualité sonore étant desastreuse au vu la pluie incessante qui s'est abattu dans le bar où nous étions, ajouté à cela les bagarres d'ivrognes ... Vous comprendrez aisément que le son en ai ressorti miteux tant sur le plan esthétique que sur le plan éclectique... Enfin dépassons ces considérations matérielles, vous en saurez plus lundi prochain...)

    Développement du sujet principal qui nous occupe aujourd'hui et qui retiendra notre attention cette semaine...

    Les Origines du Romantisme Amoureux...

    J'ai reçu quantités de courriers électroniques me demandant de préciser les origines du romantisme amoureux...
Nombre de gens le confondent avec le romantisme artistique dont il tire effectivement source et honneurs mais dont il reste tributaire en stygmatismes notoires quant aux effluviers atranscendaux...

    Le Romantique Artistique a replacé le "je" au centre de son sein en réaction au Rationnalisme en vogue les siècles précédents... Je ne citerai pas de noms d'auteurs et de peintres célèbres et caractéristiques, l'intérêt étant malgré tout mineur, mais sachez que tout çela a débuté au XVIIIe siècle apNS.

    Le  Romantisme Amoureux commence à peu près au même moment... Le premier penseur et l'initiateur de cette noucelle façon d'envisager l'amour sera Charles-Hubert Armant dont voici la biographie :

Biographie de Charles-Hubert Armant



    Charles-Hubert Armant est né en 1707 à Paris. De parents méconnus, sa future célébrité ne partait pas sous les meilleurs auspices. Il comprit assez vite qu’il allait devoir se débrouiller seul et il en avait pleinement conscience…

    1719 : Il se mit à étudier dès son plus jeune âge les diverses sciences de la vie… Passionné de mathématiques, il fût rapidement repéré par son maître d’école qui convainquit les parents du jeune prodige de confier son éducation à un grand esprit savant de son temps qui saurait éveiller les élans intellectuels du jeune C-H Armant. Les parents acceptèrent sans aucune hésitation mentionnée dans les documents historiques…


    1723 : Attendant le passage d’un grand esprit savant de son temps qui saurait éveiller les élans intellectuels du jeune C-H Armant, ce-dernier logeait chez son professeur. Il avait fait des avancées significatives dans nombre de domaines relatifs aux probabilités. Passionné de ce sujet, il connaissait par cœur la correspondance entre Blaise Pascal et Pierre de Fermat… La finesse de son esprit étonnait tout le monde, son intelligence n’avait que peu de comparants et sa capacité d’abstraction était en tous points supérieure au plus imaginatif esprit de son temps…

    Un jour qu’il se rendait à la boulangerie acheter un pain aux raisins dont il admirait la récurrence affichée, il décida de faire un détour par la bibliothèque municipale pour compulser un ouvrage sur une préfiguration des théorèmes central-limite.

    Il s’enfonça dans les rayons de la bibliothèque, se frayant un chemin parmi les gens inhabituellement nombreux dans le secteur des mathématiques… Devant la foule immense, il prit un ouvrage rapidement et au hasard dans ce rayon sans vraiment s’intéresser au sujet traité (A savoir que C-H était agoraphobe comme l'a montré son premier biographe, André Kolmogorov, dans son ouvrage Je m'enfuis dans tes fougères, en 1923), reportant donc à plus tard une lecture capitale pour ses recherches mathématiques…

    A la première clairière dans cette marée humaine, il s’assit et ouvrit le livre emprunté… Il s’agissait de « Sortir du bosquet », une œuvre majeure du romantisme écrit par Anatole Bisk-Rage. Novice quant à ce genre de lecture, il  fut subjugué par le style audacieux et réaliste de l’auteur… Détaillant sans vergogne ni scrupules les prémices de nouvelles techniques d’attaques amoureuses, l'auteur s'enfermait malgré tout dans des concepts naturalistes caractéristiques de son époque… L’approche axée sur le "soi-même" était cependant tellement novatrice pour son époque que l'esprit avancé de Charles-Hubert fût un des seuls à-même d’en saisir toutes les subtilités…

    Il attaqua dès le lendemain une tentative expérimentale sur une jeune fille de sa connaissance et usa des techniques exposées dans le livre de Bisk-Rage... Devant le succès de cette méthode,
il décida ce jour-là de se consacrer pleinement à l'étude du romantisme. Il écrivit cette citation qui fit date : "L'amour est un flambeau. Il souffle dessus les plus grands vents, les pires tempêtes et les plus violents orages mais la flamme en est entretenue par la plus jolie bise, le plus doux zéphyr et la plus délicate respiration".

Mais il faut savoir qu'
il n'avait réussi à garder son amie que quelques jours avant qu'elle ne casse la cheville en tentant de s'enfuir de sa chambre où il avait disposé des centaines de dessins d'elle, entourés de coeurs multicolores et sur lesquels il avait inscrit un mot du dictionnaire choisi au hasard.

    Il a ensuite tenter de la récupérer ultérieurement par un habile stratagème... Il attendit devant chez elle que celle-ci se rende chez son médecin pour consultation... Cinq jours plus tard, elle mit un pied dehors tout en usant de béquilles pour se déplacer. Une rapide analyse de C-H Armant lui fit apparaître que ses cannes faites de métal étaient le point faible de la jeune fille...
Personne ne l'a jamais revue mais il est clair que l'invasion de criquets et de sauterelles qui dévasta sa maison cinq minutes